Prépas en Terminale aux concours Sciences Po Paris et Bordeaux | Toulouse, Lyon, Paris, Nice, Bordeaux, Lille, Marseille, Nice

Réussir les concours SciencesPo | Prépa n°1

 

Préparer et réussir les concours Sciences Po Province, Paris, Bordeaux, Grenoble. Cap'SciencesPo Paris, Toulouse, Lyon, Lille, Nice, Bordeaux, Marseille

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Les anciens de l'Institut témoignent

Ils contribuent à la belle réussite de l'Institut

Préparations aux concours Sciences Po Paris & Sciences Po Bordeaux en Terminale

Afin d'être prêt le jour J, Cap'SciencesPo vous propose ses préparations en présence, à distance ou en stage aux concours d'entrée dans les IEP de Paris & de Bordeaux. Plusieurs formats de préparations ainsi que différentes options pour préparer au mieux chacun de nos candidats aux concours SciencesPo, au regard des différents profils et disponibilités.

Préparation annuelle en présentiel concours SciencesPo Paris et Bordeaux entrée en première année Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nice, Marseille, Lille

Prépa annuelle en présentiel concours Sciences Po Paris & Bordeaux entrée en première année

Préparation tous les samedis pour les candidats en Terminale souhaitant entrer en première année à SciencesPo Paris ou Bordeaux

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Stage de prépa concours Sciences Po Paris et Bordeaux durant la Terminale pendant les vacances scolaires | Paris, Toulouse, Lyon, Lille, Bordeaux, Marseille, Nice

Stages intensifs de vacances de préparation au concours Sciences Po IEP Paris et Bordeaux en Terminale

Préparation en stage pendant les vacances scolaires pour les élèves en Terminale souhaitant se préparer lors de sessions spécifiques aux concours Sciences Po Paris et Bordeaux

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Prépa annuelle à distance concours Sciences Po Paris et Bordeaux (élèves en Terminale)

Prépa annuelle à distance concours Sciences Po Paris et Bordeaux en Terminale

Préparations à distance pour les élèves ne pouvant se rendre dans nos centres pour y suivre physiquement une prépa concours Sciences Po Paris et Bordeaux

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Les épreuves du concours Sciences Po Paris

Présentation de l'épreuve d'histoire du concours Sciences Po Paris

Une épreuve d’histoire concours Sciences Po Paris revisitée depuis 2013

Constituant l’un des socles de l'enseignement à Sciences Po Paris, l’histoire occupe une place tout à fait centrale dans l’examen d’entrée. La réforme de 2013 y a apporté des changements significatifs par rapport au format qui a longtemps prévalu, à savoir une dissertation parmi trois sujets au choix pour une durée de 4heures. Le tableau ci-dessous présente l’épreuve d’histoire désormais en vigueur depuis 2013 :

Nature de l'épreuve d'histoire au concours Sciences Po Paris  :

L’épreuve d’histoire du concours d’entrée à Sciences Po Paris comprend deux exercices obligatoires : -

  • Une composition parmi deux sujets au choix
  • Une étude d’un ou de deux documents obligatoire

Durée d'épreuve d'histoire au concours Sciences Po Paris :

Le site Sciences Po Paris indique : «  la durée totale de l’épreuve est de quatre heures, dont l’utilisation est laissée à la liberté des candidats (même s’il leur est conseillé de consacrer au moins deux heures et demie au premier exercice) ».

Coefficient de l'épreuve d'histoire de Sciences Po Paris :

  • Une note globale sur 20 est attribuée pour les deux exercices, toute l‘échelle de notation étant employée (de 0 à 20).
  • Un coefficient 2 est attribué à l’épreuve d’histoire, ce qui représente 40% de la note totale des épreuves écrites.

Programme de l'épreuve d'histoire au concours Sciences Po Paris :

Il s’agit du programme d’histoire de Première S pour tous les candidats. Il se décompose de la manière suivante :

1. Croissance économique et mondialisation depuis le milieu du XIXème siècle
1.1 La croissance économique et ses différentes phases depuis 1850
1.2 Les économies-monde successives (britannique, états-unienne, multipolaore) depuis 1850
2. La guerre et les régimes totalitaires au XXème siècle
2.1 La Première Guerre mondiale : l’expérience combattante dans une guerre totale.
2.2 Les régimes totalitaires dans l’entre-deux-guerres : genèse, points communs et spécificités.
2.3 La seconde Guerre mondiale :
- Guerre d’anéantissement et génocide des Juifs et des Tsiganes
- Les combats de la résistance française contre l’occupant et contre le régime de Vichy
- La dénazification de l’Allemagne et le procès de Nuremberg
2.4 La guerre froide, conflit idéologique, conflit de puissances : l’exemple de Berlin (1945-1989)
3. La république française face aux enjeux majeurs (fin du XIXe – XXe siècle)
3.1 La République, trois république :
- La difficile affirmation républicaine dans les années 1880-1890

Des idéaux de la Résistance à la refondation républicaine après la Libération (1944-1946) - Une nouvelle République (1958-1962)
3.2 La République et les évolutions de la société française :
- La population active française, reflet des boulversements économiques et sociaux depuis 1914.
- La république et la question ouvrière : Le Front populaire
- L’immigration et la société française au XXe siècle
- La place des femmes dans la société française au XXe siècle.
3.3 La République face à la question coloniale :
- L’empire français au moment de l’exposition coloniale de 1931 : réalités, représentations et contestations.
- La guerre d’Algérie

Annales de l'épreuve d'histoire concours Sciences Po Paris

Session 2015 :

- Composition : » Les combats de la Résistance contre l’occupant et contre le régime de l’Etat français (« régime de Vichy ») OU « Lasociété française et l’immigration au XXème siècle ».
- Etude de critique de document : « Appel radiodiffusé de Léon Blum, le 5 juin 1936 à 12H30 (répété à 13H30 et dans la soirée) » L’œuvre de Léon Blum (1934-1937), Albin Michel, 1964, p.271-272

Session 2016 :

- Composition : « la place des femmes dans la société française au XXème siècle » ou « Berlin dans la guerre froide (1945-1989) »
- Etude critique de document : « Préambule de la constitution du 27 octobre 1946 ».

Session 2017 :

- Composition : « une nouvelle République (1958-1962) » ou « Les régimes totalitaires dans l’entre-deux-guerres : genèse, points communs et spécificités ».
- Etude critique de document : Politique coloniale, Discours prononcé par M. Clémenceau à la chambre des députés, le jeudi 30 juillet 1885, Paris, Bureaux du journal La justice, 1885.

Signalons toutefois la nécessité de toujours suivre l’actualité du concours sur le site SciencesPo Paris, du fait notamment du risque de changements de programme : ainsi, alors que le programme de révision de la session 2013 correspondait à celui de Première ES et L entré en vigueur à la rentrée 2011, il aété modifié en novembre 2013 pour correspondre à celui de Première S et ne pas ainsi discriminer une partie des lycéens. Si un tel changement n’a eu aucun impact sur les candidats dans le mesure où le programme de Première S est allégé par rapport à celui des filières ES et L, cet exemple significatif montre qu’il faut se tenir constamment informé de l’actualité sur le site de Sciences Po Paris. Par ailleurs, n’oubliez pas de vous munir sur le plan matériel d’une règle, de stylos et de crayons de couleurs : en effet, lors de la session 2016, le sujet « Berlin dans la guerre froide » incluait deux fonds de carte à compléter et à rendre obligatoirement avec la copie. A ce sujet, le site de Sciences Po Paris indique que le candidat « peut intégrer dans sa composition une (ou des) production(s) graphique(s) ».

2. Une épreuve d’histoire particulièrement discriminante et exigeante

Les sujets proposés depuis 2013 se caractérisent par leur grande proximité avec l’intitulé exact des chapitres au programme. Il faut par conséquent se préparer à l’épreuve d’histoire de l’examen d’entrée dès l’année de Première, ce qui nécessite de bien maîtriser le cours, d’approfondir les connaissances et de s’entrainer aux exercices demandés.

L’épreuve d’histoire à l’examen d’entrée de Sciences Po Paris est très discriminante et exigeante. En effet, du fait du niveau d’exigence très élevé et du large éventail dans la notation, l’épreuve d’historie distingue beaucoup les candidats puisque les erreurs d’analyse de sujet, la mauvaise maîtrise des connaissances, les contresens, l’incapacité à organiser le propos, etc, sont sévèrement sanctionnés. La maîtrise de tous les thèmes est indispensable et aucune impasse ne doit être présents dans plusieurs des trois grands thèmes du programme : ainsi, le sujet de composition de 2014 « Quelle croissance économique depuis le milieu du XIXème siècle ? » nécessite certes de bien maîtriser la thématique sur la croissance économique, mais ne peut être appréhendé dans sa complexité et sa globalité sans tenir compte des économies-monde successives (thème 1), de l’influence des guerres mondiales (thème 2.1 et 2.3), du rôle des régimes politiques aussi bien totalitaire (thème2.2) que républicains en France – notamment la IIIème République (thème 3.1), et surtout des transformations de la population active ou du rôle de l’immigration en France au XXème siècle (thème 3.2). De la même manière, appuyez-vous sur les chapitres du programme d’histoire de Terminale ES et L qui étudient les mémoires de la Deuxième Guerre mondiale et de la guerre d’Algérie, ce qui constitue un indispensable complément pour mieux comprendre les événements au programme du concours.

Par ailleurs, il faut adopter une lecture extensive du programme retenu pour l’épreuve d’histoire et de ne pas se contenter stricto sensu des simples chapitres de Première. Parmi les chapitres traités dans le thème « la République, trois républiques » se trouve par exemple une question intitulée « La difficile affirmation républicaine dans les années 1880-1890 ». Dans le cas du sujet de composition de 2014, « l’affirmation de la République en France à la fin du XIXème siècle », le candidat ne peut se limiter à la simple maîtrise de quelques situations bien étudiées au lycée (en particulier les lois Ferry ou l’affaire Dreyfus, certes indispensables), mais élargir ses connaissances aux origines de la IIIème République dans les années 1870, intégrer la loi sur la laïcité de décembre 1905 et ne pas négliger les aspects socioéconomique, culturel et diplomatique du sujet, car cela contribue aussi à l’ancrage de la République en France. Autrement dit, il est indispensable de maîtriser bien davantage de dates, d’événements et de personnages que ce qui est exigé dans le seul cadre du lycée.

Présentation de l'épreuve d'économie au concours Sciences Po Paris

Préparer l’entrée à Sciences-po est une affaire de longue haleine, d’autant plus que le calendrier du concours est désormais plus précoce. Aussi, nous vous proposons d’abord des conseils pour orienter vos révisions, à partir des cours de première et de terminale, à l’aide de manuels et de dictionnaires. Parce que Sciences-po ne recrute pas seulement de bons lycéens, mais aussi des individus curieux, vous est ensuite proposée une méthode pour vous informer au mieux du monde économique et social. Enfin, tout comme une épreuve sportive est aussi l’affaire du moment, une épreuve de concours nécessite un ensemble de pratiques et de
dispositions à prendre pour le jour J : c’est l’objet du dernier paragraphe de cette partie.

1. La philosophie de la nouvelle épreuve d'économie du concours Sciences Po Paris

Alors que les sujets des années antérieures à 2013 ressemblaient fort à l’une des épreuves classiques du baccalauréat (la question de synthèse appuyée sur un travail préparatoire), Le nouveau format des sujets invite à développer des compétences bien spécifiques et plus discriminantes.

C’est l’objet de ce chapitre que de proposer un guide pour aborder ce type d’épreuve, qui peut s’avérer, au moins pour partie, assez original et déroutante, même pour un lycéen de niveau solide.

La refonte de l’épreuve s’inscrit dans plusieurs logiques, qu’il faut garder à l’esprit pour préparer au mieux le concours. D’abord, l’épreuve a été repensée pour mieux articuler au nouveau programme de SES mis en place des 2012 : aussi, il faut maîtriser parfaitement les compétences que le nouveau programme impose aux élèves. Il s’agit ensuite, pour le collège universitaire de Sciences-po, de recruter des étudiants qui puissent au mieux s’adapter à un enseignement de haut niveau en sociologie et en sciences économiques : le collège universitaire de Sciences-po (L’équivalent des trois premières années de licence) Inclut désormais dès la première année des enseignements obligatoires en micro économie, en macro économie et en sociologie. Il s’agit enfin de recruter des étudiants qui soient capables de s’adapter à des formats de raisonnement moins classiques que la dissertation traditionnelle : la lecture de données chiffrées, de graphiques et de tableaux, la synthèse sous la forme de schéma ou de graphique sont ici des savoirs essentiels pour bien réussir l’épreuve. En résumé, via cette épreuve, Sciences-po s’attache à recruter non seulement de très bons lycéens, mais surtout de futurs étudiants capables d’une pensée rigoureuse, originale et très à l’aise dans la connaissance de l’actualité et des problématiques contemporaines.

Gardez également à l’esprit que la place des sciences économiques est centrale au sein de cette épreuve : si Sciences-po s’est construit sur la formation des élites de la fonction publique, la place importante accordée aujourd’hui À l’enseignement des sciences économiques a pour objectif de former des décideurs politiques éclairés et des cadres dirigeants à même de penser la complexité des flux et des structures économiques. Il vous faudra donc approfondir tout particulièrement les chapitres de sciences économiques pour réussir l’épreuve au mieux.

2. Description de l’épreuve d'économie/SES du concours Sciences Po Paris

D’une durée de trois heures, affectée d’un coefficient de deux (sur cinq pour les trois épreuves écrites), l’épreuve actuelle est composée de deux exercices indépendants. Le premier noté, sur six points, consiste en une question d’analyse micro économique ou macro-économiques, le second, sur 14 points, consiste en la conduite d’un raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire qui ressemble fort à une dissertation sur le dossier. Le programme sur lequel porte l’épreuve couvre l’ensemble du programme de SES de la classe de première, ainsi que deux thèmes de sciences économiques vus en classe de terminale (« croissance, fluctuations et crises », « mondialisation, finance internationale et intégration européenne »). La durée de l’épreuve, réduit à 3h au lieu de quatre avant 2013, invite à une grande rigueur et à une maîtrise aigue de l’ensemble des notions au programme. On décrit ici brièvement les deux exercices, qui seront traités en détail plus bas.

A. La question d’analyse microéconomique ou macroéconomique

C’est la grande nouveauté de l’épreuve telle qu’elle a été réformée pour 2013. Il s’agit d’une question interrogeant une notion ou un mécanisme du programme de sciences économiques. Au-delà même des connaissances, cette question nécessite très souvent explicitement la réalisation d’un schéma ou d’un graphique. La difficulté réside ici dans la formalisation de graphiques, de schémas et de mécanismes qui sont parfois traités au cours uniquement de façon littéraire. Nous donnerons ci-après des exemples permettant de mieux comprendre les exigences d’un tel exercice.

B. La conduite d’un raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

Il s’agit ici d’un format plus classique, dont vous êtes souvent familier, qui est celui de la dissertation sur dossier documentaire. À partir d’un corpus de quelques documents entre quatre et six, vous devrez répondre à une question liée au programme de première ou aux deux thèmes vus en terminale. Le dossier articulera graphiques, tableaux statistiques et textes, qu’il faudra analyser sans l’aide de questions au cours d’un travail préparatoire préalable. La difficulté d’un tel exercice, par rapport aux dissertations réalisées pour le baccalauréat, réside essentiellement dans le libellé de la question, qui vous guidera peu dans l’élaboration de votre plan. Il s’agit souvent d’une question assez générale qu’il faut transformer en une problématique opérationnelle.

Présentation de l'épreuve de mathématiques au concours Sciences Po Paris

L’épreuve de mathématiques dure trois heures. Elle est composée d’un problème et d’un vrai-faux avec justification.

Le programme est celui de la classe de première ainsi qu’une partie du programme d’analyse de terminale :

  1. Suites et raisonnement par récurrence
  2. Limite de fonctions
  3. Continuité sur un intervalle, théorème des valeurs intermédiaires.
  4. Fonction exponentielle.
  5. Fonction logarithme népérien.

En particulier, les nombre complexes et les intégrales ne figurent pas au programme du concours.

On peut imaginer que le problème porte sur l’analyse : étude de fonctions et de suites avec éventuellement une application aux probabilités. Les sujets actuels du baccalauréat sont constitués de quatre exercices largement faisables en quatre heures. Il ne prépare pas les candidats à ce genre d’épreuve ou les questions s’enchainent et où il est pertinent de bien appréhender la structure du problème. Les candidats devront avoir une expertise en calcul et en manipulation d’inégalités, ce qui n’est pas un objectif des classes de lycée. De plus le temps est un facteur important il est vital de calculer correctement mais aussi rapidement. Un candidat qui hésite dans ses calculs se verra dépasser par les candidats efficaces. Espérer réussir sans savoir parfaitement dériver ou additionner des fractions relève de la gageure. Le vrai-faux permet de couvrir tout le programme. C’est un exercice technique qui demande du flair, mais aussi une préparation spécifique.

Ce que dit le rapport du jury 2013 :

  • « L’exercice vrai-faux avec justification constitué de 10 questions indépendantes est un type d’exercice très intéressant dans la mesure où il permet de tester les connaissances et compétences des candidats sur une grande part du programme. Cet exercice testait en particulier cette année la capacité des candidats :
  • À réfuter une assertion à l’aide d’un contre-exemple
  • À mettre en œuvre un raisonnement par récurrence
  • À faire fonctionner un algorithme
  • À estimer une probabilité dans le cas d’une loi binomiale.

Ce type d’exercice valorise les candidats qui font preuve d’autonomie. »

Commencer par le vrai-faux est une bonne idée. On peut imaginer lui consacrer 1h15. Le reste du temps étant dévolu à la lecture, le problème et la relecture. Il est important d’aller à son propre rythme et de ne pas chercher à traiter nécessairement toutes les questions. Le problème est censé être copieux et un candidat peut avoir une bonne note en en traitant qu’une partie, mais soigneusement. N’hésitons pas à le redire : mieux vaut peu et bien fait que beaucoup, très vite et mal fait.

Présentation de l'épreuve de littérature-philosophie au concours Sciences Po Paris

L’épreuve «  littérature et philosophie » de Sciences-po est présentée de façon succincte sur le site officiel de l’école, déjà évoqué. L’accent est mis sur l’absence volontaire de programme à l’intérieur d’une période longue qui va du XVIe au XXe siècle et ledécloisonnement disciplinaire qui doit permettre au candidat de faire appel à l’ensemble « des savoirs et des instruments intellectuels normalement acquis au terme d’une scolarité secondaire réussie », avec toutefois une attention particulière au « programme de français de première et de philosophie d’une partie de l’année de terminale ». Officiellement, les deux textes proposés sont choisis parmi tous les genres littéraires pour l’un, et parmi la littérature d’idées pour l’autre ; cette dernière qualification, qui ne reprend pas le terme de philosophie, permet de supposer que le jury n’attend pas particulièrement un commentaire de texte philosophique, même si l’exercice est admis et bien que l’épreuve s’intitule « littérature et philosophie ». Ce n’est d’ailleurs pas l’option qui a été privilégiée pour le texte de Rousseau proposé au concours en 2013. C’est pourquoi il est recommandé, quel que soit le choix du texte, d’associer un travail littéraire classique à une analyse des idées développées, en y ajoutant si le texte s’y prête, soit une contextualisation historique soit des liens avec une thématique, un événement ou un débat contemporain.

La mise en avant, dans le corpus théorique (et hors programme) que recouvre l’épreuve, les textes de français de philosophie de première et terminale doit donc s’interpréter comme une manière de faire comprendre au candidat que les textes choisis sont dans leur grande majorité ceux d’auteurs classiques, que la plupart d’entre eux ont au moins croisés au cours de leur scolarité.

L’épreuve, affectée d’un coefficient 2, dure trois heures, ce qui constitue un temps relativement court. Pour le gérer au mieux, tout en consacrant un maximum de temps à l’analyse et à la construction du plan, il vous faudra renoncer absolument à rédiger votre développement au brouillon. En revanche, il vous est fortement recommandé de rédiger les deux moments stratégiques de votre devoir que son votre introduction et votre conclusion au brouillon, avant de vous attaquer au développement.

Bien qu’il n’y ait pas de règle absolue et que chacun d’entre vous ait des habitudes de rédaction, il vaut mieux ne pas consacrer plus d’une heure et demie (1h40 tout au plus) à l’analyse, à la construction du plan et à la rédaction de l’introduction. Vous disposerez alors d’une 1h20 environ pour rédiger vos deux ou trois parties et votre conclusion, et des indispensables cinq à 10 minutes de relecture qui vous permettront de faire la chasse aux coquilles.

Présentation de l'épreuve d'anglais au concours Sciences Po Paris

1. Épreuve sans programme

De toutes les épreuves du concours, celle de langue est particulière dans la mesure où elle est sans programme. Il arrive par conséquent qu’elle soit négligée car certains candidats pense qu’en se reposant sur leurs acquis, ils obtiendront une note suffisante sans grande difficulté. C’est là se méprendre sur les exigences d’une épreuve qui, en réalité, demande une préparation régulière et une méthode bien spécifique. Ce chapitre sera exclusivement consacré à l’anglais car il s’agit de la langue la plus représentée au concours mais quelle que soit la langue que vous choisirez parmi les huit proposées vous serez soumis aux mêmes exigences.

Il est difficile pour les candidats de savoir que réviser précisément car il n’y a pas, comme dans certains concours, un questionnaire à choix multiples visant à piéger les candidats sur les difficultés grammaticales d’une langue étrangère. Il n’y a pas non plus d’épreuve de traduction qui permettrait au candidat de se reposer sur sa bonne compréhension de l’anglais et sa maîtrise du français. Il n’y a qu’un texte, totalement inconnu, assorti de quatre questions de compréhension et d’un essai.

Pourtant, le simple fait que les 20 points soient répartis entre quatre questions et un essai doit vous motiver à préparer cette épreuve. Contrairement à l’épreuve de la dissertation, il n’est pas possible de faire un hors sujet total dans votre copie d’anglais.

On peut rater une question, mais en réussir trois autres. On peut faire un essai, même imparfait, et gagner quelques points. Il ne faut donc pas négliger cette épreuve au prétexte qu’on aurait un mauvais niveau d’anglais. Elle peut au contraire vous permettre d’obtenir beaucoup de points.

Au cours des années précédentes, les textes de l’épreuve d’anglais ont porté sur des sujets aussi variés que les relations entre les États-Unis et la Syrie (sujet 2016), les conséquences psychologiques de la crise économique (sujet 2015), les migrants bulgare et roumain en Europe (sujet des 2014), la présidence de Barack Obama (sujet 2013), et plus surprenant peut-être, les jeux vidéo (sujet 2012). Devant la diversité des sujets les candidats adoptent souvent deux attitudes que l’on déconseillera :

  • Misant sur la chance, certains ne révisent pas suffisamment, persuadés que leur niveau leur assurera une note correcte. C’est là prendre un risque inconsidéré car il faut s’entraîner et idéalement se faire corriger par un enseignant de langue qualifié pour prendre toute la mesure de ce qui est une note dans le cadre d’un concours. Votre habituelle 15/20 en langue peut devenir un 7/20 tant les exigences sont élevées et éloignées de celle du lycée.
  • Certains candidats optent pour l’attitude inverse et se mettent en tête de tout ficher à l’excès , articles de presse, manuel de civilisation, précis de vocabulaire, accumulant ainsi des connaissances parfois superflues. Ce travail vise souvent à combler l’angoisse liée à l’absence de programme mais s’avère parfois inefficace, le candidat cherchant à plaquer absolument ce qu’il a réalisé sans réfléchir en profondeur au sujet et à ses enjeux le jour du concours. De la même manière l’enrichissement du vocabulaire, quoi que indispensable, ne peut se soustraire à une révision approfondie de la grammaire en contexte.

Il est donc important d’être conscient le plus tôt possible que la préparation pour l’épreuve d’anglais repose sur quatre éléments qui doivent tous être travaillés en parallèle :

  • La consolidation de la grammaire
  • L’enrichissement du lexique
  • La capacité d’argumentation
  • La connaissance de l’actualité.

L’absence de programme doit enfin être envisagée comme un atout car vous jouissez d’une très grande liberté d’argumentation, notamment dans l’essai. Il n’y a pas le risque comme dans les épreuves à programme, de tomber dans l’écueil de la récitation. Au contraire, c’est l’occasion pour vous de faire la différence en proposant une argumentation qui vous sera propre, fondée sur vos lectures, vos connaissances et toujours exprimer dans une langue précise et soutenue. Il faut donc vous préparer efficacement et adopter une véritable stratégie dans vos révisions. En 1h30, vous n’aurez l’occasion d’écrire qu’entre 600 et 700 mots au total environ 200 mots pour les questions et 450 À 500 mots pour l’essai. Cela représente bien moins qu’une copie double. Il faut se dire que ce sont ces quelques centaines de mots qui vous feront peut-être réussir le concours. Pour se démarquer vraiment et obtenir une bonne note, rien ne doit donc être laissé au hasard. Il faut auparavant vous
être entraîné pour utiliser, le jour de l’épreuve, des mots et des structures que vous maîtrisez parfaitement, n’avoir aucun doute sur la méthode ni sur la gestion du temps.

2. L’épreuve

En 1h30, le candidat doit répondre à quatre questions portant sur un article de presse et rédigé un essai en lien avec la problématique du texte. Chaque partie vaut 10 points.

A. L’article

D’environ 700 à 800 mots soit une page et demie environ, l’article est généralement extrait de la presse britannique ou américaine de qualité. L’article traite habituellement de sujets de société, de problématiques politiques, économiques, historiques ou culturelles en lien avec l’actualité de l’année qui s’est écoulée. Les articles d’opinion sont souvent privilégiés car ils permettent d’évaluer chez le candidat sa capacité à analyser un point de vue et servent également à nourrir le débat pour la partie consacrée à l’essai. Il ne s’agit toutefois pas d’une règle absolue.

B. Les questions de compréhension

Les questions de compréhension sont notées sur 10 points. Bien que le barème ne figure pas explicitement sur la copie, il se décompose comme suit : 2,5 point sont attribués à chaque question. Vos réponses ne doivent pas excéder les cinq lignes déjà tracées qui sont à votre disposition sous la question. Cela correspond à une cinquantaine de mots environ pour une écriture de taille moyenne. Les questions ne suivent pas forcément l’ordre du texte et peuvent porter sur l’ensemble de l’article comme sur un point spécifique à analyser. La consigne rappelle que les réponses doivent être rédigées dans une langue qui ne plagie pas le texte. Il faut donc bannir les citations du texte et utiliser vos propres mots. La seule reformulation ne pourra vous faire obtenir tous les points car il s’agit avant tout d’analyser le texte.

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